Fragments d’histoires

Lassé du tumulte des grandes villes, partir à des milliers de kilomètres devient un refuge. Là-bas, une nouvelle interaction humaine est possible.

Voilà le point de départ de mon voyage au Népal. Je partais à la rencontre de ces personnes en retrait du monde, que ce soit par conviction religieuse, par peur des villes… Ou par nécessité.

À la recherche de nouveaux repères, j’appréhendais différemment le temps dans ce monastère. Lentement et avec pudeur, j’entrais dans l’espace de ces jeunes Népalais. D’étranger, je devenais professeur, puis voisin, et parfois ami.

Chacune de mes photographies devenait un fragment d’histoires, pris au tournant d’une rue, d’un souper, d’une lecture, d’un jeu ou même d’une télévision. Toutes ces rencontres imprévues, mais voulues, témoignaient d’une nouvelle compréhension du temps, de l’espace et des Hommes.